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pour et
par des jeunes vivant avec le vih
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sentiments
Vivre avec le vih est terriblement éprouvant pour beaucoup de personnes
sur le plan émotionnel. Du fait bien sûr de la médication et des réactions
de leur entourage, mais aussi et surtout à cause de l'impact que le
vih a sur leur vie. En apprenant le diagnostic, tout le monde réagit
à sa façon. Les uns sont envahis par des sentiments de colère, de
peur, de honte, d'incrédulité, de chagrin ou de culpabilité. D'autres
réagissent de manière plus réaliste: "Puisque j'ai été infecté, il
faudra que j'apprenne à vivre avec le virus." D'autres encore ne se
rendent pas vraiment compte de la portée réelle du message.
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l'acceptation
Pour la majorité des gens, le défi le plus lourd est d'accepter le
diagnostic et de lui donner une place dans leur vie quotidienne. Pour
y parvenir, il est important de suivre son propre rythme et de se
donner suffisamment de temps. Apprendre à vivre avec le vih c'est
comme subir un deuil. Il faut accepter la perte de sa santé, d'un
corps intact, parfois endurer aussi la perte de son emploi, de son
statut social et d'amis. Après l'annonce du diagnostic, vous connaîtrez
peut-être des moments de négation et de colère. Vous essaierez éventuellement
de donner un nouveau sens à votre vie tout en apprenant d'accepter
votre infection. Chez la plupart des gens, ces phases alternent et
se confondent entre elles.
Pays-Bas
Si vous souhaitez mieux gérer un changement radical, une perte ou
un deuil, vous pouvez, aux Pays-Bas, vous adresser à la 'Stichting
Vuurvlinder'. Pour plus d'infos, consultez le site: Stichting
Vuurvlinder, (en néerlandais).
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Paul, 23 ans
Des tas de choses vous passent par la tête. Votre vie, la famille, les amis, le boulot, le sexe, carrément tout. Vous êtes persuadé que les choses ne seront plus jamais comme avant, que vous portez en vous quelque chose que les autres n'ont pas ou qui les effraie.
Je sais pour l'avoir vécu que l'annonce de l'infection bouleverse complètement votre vie. En lisant, en rencontrant d'autres personnes qui avaient le même problème que moi, en allant à l'hôpital pour mon traitement, j'ai rassemblé toutes les informations qui m'ont permis de vivre et de penser différemment.
C'est ainsi que j'ai fini par comprendre que ma vie allait changer et que je devrais l'adapter, mais aussi qu'il était tout à fait possible de s'accomoder du virus, de vivre et de savourer encore pleinement toutes les belles choses de la vie. Le soutien et la protection que j'ai reçus des gens qui m'aiment m'ont fait reprendre goût à la vie et voir les choses de façon positive. La vie vaut malgré tout vraiment la peine d'être vécue. Elle continue comme avant!
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angoisse et dépression
Apprendre qu'on a été infecté, prendre conscience des conséquences, se rendre compte qu'on sera porteur de cette maladie pour le reste de sa vie... peut être angoissant et rendre dépressif. Les cocktails de médicaments permettent heureusement de mieux contrôler la maladie et d'offrir aux gens atteints du vih la possibilité de se construire un avenir. Cela exige néanmoins du courage et de l'énergie. Une enquête menée en 2002 par Sensoa a révélé que la gestion de l'angoisse et de la dépression est une des cinq préoccupations majeures des gens qui ont le vih et le sida.
Il n'y a pas de solutions toutes faites. Les informations exactes et précises, les conseils, les adresses utiles peuvent néanmoins contribuer à mieux diagnostiquer et comprendre le problème et même constituer l'amorce d'un progrès.
Qu'est-ce qu'une dépression et à quoi la reconnaît-on? A-t-elle
un rapport avec les médicaments que vous prenez? Comment peut-on
la traiter? Pour obtenir une réponse à toutes les questions qui
ont trait à la dépression et à l'angoisse, consultez le site de
Sensoa: Sensoa,
(en néerlandais).
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deuil
Bien que vivre avec le vih soit devenu tout à fait possible grâce
aux multithérapies actuelles, des gens continuent à mourir du vih.
Pour en savoir plus sur le deuil et la façon de le gérer, visitez
le site: rouw.nl,
(en neerlandais). La 'Hiv Vereniging Nederland' propose quant à elle
sur son site un volet qui offre la possibilité de se souvenir d'êtres
chers qui ont disparu à cause du vih: In
Memoriam, (en néerlandais). On peut y insérer la photo d'un(e)
défunt(e) proche ou d'un(e) ami(e).
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soutien
Il se pourrait que vous ne souhaitiez en première instance pas réfléchir aux conséquences de votre diagnostic et préfériez continuer à vivre comme si de rien n'était. C'est une réaction normale quand on apprend une telle mauvaise nouvelle.
Si vous désirez quand même en parler sans pouvoir ou vouloir importuner vos proches ou que vous vous sentez trop seul face à votre infection, vous pouvez faire appel à un médecin ou un consultant du centre de traitement du vih (Pays-Bas) ou du centre de référence pour le sida qui assure votre suivi (Belgique).
Vous pouvez également essayer de contacter d'autres personnes qui sont atteintes par le vih. Certaines viennent, comme vous, d'apprendre leur infection, d'autres sont infectées depuis de nombreuses années et ont appris comment réserver à leur maladie une place dans leur vie. Beaucoup de sentiments, de pensées et d'angoisses sont vécues de la même façon par d'autres victimes du vih. Le fait de le savoir peut vous procurer une force supplémentaire pour mieux gérer votre propre situation. Si vous souhaitez entrer en contact avec d'autres personnes atteintes par le vih, vous pouvez le faire en Belgique via Sensoa (Flandre) et Siréas (Wallonie) et aux Pays-Bas via la 'Hiv Vereniging voor Nederland'.
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Anonyme
Ma première réaction a été:"C'est impossible!" Incrédulité et chagrin. Je continuais à espérer que ce n'était pas vrai. Je ne voulais pas vivre avec le vih. Je voulais mourir et j'ai même songé au suicide. J'étais en fait incapable de penser à quoi que ce soit. J'étais tout simplement abasourdi. Pourquoi moi?
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Cliff, 25 ans
Tout à coup l'intrus est là… le vih. Un tas de questions, mais après un certain temps aussi une certitude: ma vie ne s'arrête pas là!!!
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