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  pour et par des jeunes vivant avec le vih

 
 
informations médicales et santé
Les infections par le vih sont malheureusement encore incurables. Il existe toutefois des médicaments qui répriment le virus et augmentent l'espérance de vie. Ces médicaments s'appellent inhibiteurs de vih ou anti(rétro)viraux. Vous prenez des médicaments ou votre médecin a déjà abordé le sujet mais vous voulez en savoir plus sur l'aspect médical du problème? Lisez cette rubrique. Elle vous fournira de nombreuses informations et pourra vous servir de point de repère.
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fonctionnement des inhibiteurs du vih
Les infections par le vih sont malheureusement encore incurables. Les médicaments anti(rétro)viraux actuels peuvent toutefois réprimer le virus. Ils augmentent votre espérance de vie et réduisent le risque de développement du sida.

Les médicaments freinent la multiplication du virus. Le but de la thérapie anti(rétro)virale est de limiter au maximum la charge virale, de préfèrence à des valeurs indécelables, soit inférieures à 20-50 copies du virus/ml (limite de détection des tests actuels) afin de préserver un système immunitaire encore intact ou de permettre à un système immunitaire déjà détérioré de se reconstituer ou non partiellement.

Pour lutter efficacement contre le vih, le médecin prescrira en règle générale 3 médicaments ou plus. On parle alors de multithérapie, de thérapie de combinaison, de "cocktail" ou de "HAART" (Highly Active Anti Retroviral Therapy/traitement anti(rétro)viral hautement actif).

Il existe 4 catégories de produits qui peuvent être combinés entre eux. Une multithérapie standard est composée de 3 produits ou plus appartenant à 1, 2 ou 3 catégories différentes. Il s'agit des analogues ou inhibiteurs nucléosidiques (et nucléotides) de la transcriptase inverse (NRTI), des inhibiteurs non-nucléosidiques (NNRTI) et des inhibiteurs de protéase. Ces produits freinent à différents endroits le développement d'un nouveau virus lors du processus de multiplication. Les personnes atteintes d'un virus qui résiste à plusieurs inhibiteurs du vih sont traitées à l'aide d'une quatrième catégorie de médicaments, à savoir les inhibiteurs de fusion. De nouvelles catégories telles que celle des inhibiteurs de l'entrée sont en cours d'examen. Il se pourrait aussi que vous deviez prendre des médicaments supplémentaires pour prévenir ou traiter d'autres infections dites "opportunistes".
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Anonyme
Quelques semaines après le diagnostic, je me suis rendu dans un centre de référence où l'on m'a prescrit dès ma première consultation une médication basée sur mes chiffres. C'était ahurissant. Je n'avais pas encore mis de l'ordre dans mes idées, n'en étais encore qu'au stade où l'on tente d'encaisser le coup psychologiquement, et voilà qu'on me bombardait de médicaments. Je me souviens qu'en rentrant ce jour-là de l'hôpital, il m'a été très difficile de prendre une décision. J'ai heureusement tout de suite bénéficié d'un bon soutien. Au début, les effets secondaires étaient très gênants. J'avais la diarrhée et des nausées. Un mois plus tard, je supportais déjà mieux ma médication et j'ai commencé à me sentir petit à petit mieux et plus fort. La fatigue a encore persisté pendant un certain temps, mais la médication m'a par la suite quand même permis de retrouver une grande partie de mon énergie et de me sentir en meilleure santé.

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Anonyme
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le meilleur moment pour entamer un traitement
La réponse à cette question n'est pas aisée et diffère en fait d'individu à individu. La découverte des multithérapies ou HAART ( Highly Active Anti Retroviral Therapie) a stimulé le traitement quasi instantané des séropositifs ainsi que la répression aussi rapide et radicale que possible du virus. A l'heure actuelle, on agit avec un peu plus de circonspection.

Les directives internationales établies par un panel d'experts du vih constituent un point de repère important dans la prise de décision. Ces directives sont régulièrement revues et mises à jour à la lumière des informations récentes et du développement de nouveaux médicaments.

Le nombre de cellules CD4 est dans ce contexte décisif. En Belgique, on préconise d'entamer un traitement lorsque le nombre de ces cellules CD4 est égal ou inférieur à 250/ml de sang, le seuil normal étant de 500 cellules CD4 par ml. Aux Pays-Bas, le traitement est conseillé dès que le nombre de cellules CD4 oscille entre 200 et 350. Cela ne signifie pas qu'avec un nombre de CD4 aussi bas, vous soyez réellement en mauvaise santé ou que vous alliez bientôt tomber malade, mais indique que votre corps a besoin d'assistance pour réprimer le virus. Le début du traitement doit être envisagé à partir de ces seuils de 250 ou moins en Belgique et de 200 à 350 aux Pays-Bas.

Autre facteur déterminant: la charge virale. Compte tenu des fluctuations, il est à conseiller, avant de décider d'un traitement, de toujours se baser sur une évaluation répétée de ces 2 paramètres (nombre de CD4 et charge virale).

Il est indiqué d'entamer la thérapie dès que vous êtes atteint de maladies liées au vih. Si vous présentez des symptômes de la phase initiale de l'infection par le vih tels que la séroconversion aigüe ou la primo-infection, on peut envisager une thérapie immédiate temporaire. Le début du traitement définitif peut alors éventuellement être remis à plus tard.
Avant d'avoir recours à la médication, réfléchissez sérieusement aux aspects suivants:

  • Etes-vous prêt à suivre une médication de longue durée, au rythme de p.e. 2 fois par jour?
  • Avalez-vous facilement des pilules ou cela vous est-il plutôt difficile?
  • Prenez-vous ou non un petit déjeuner?
  • Pouvez-vous prendre vos médicaments chez vous, sur votre lieu de travail ou à l'école?
  • Avez-vous un horaire régulier (réveil, repas, travail, sommeil)?
  • Cet horaire diffère-t-il de celui du weekend?
  • Faites-vous souvent la route pour votre travail ou à titre privé?
C'est sur base de ces facteurs et de vos données médicales que vous pourrez déterminer avec l'aide de votre médecin la combinaison qui vous convient le mieux.

L'application scrupuleuse de la thérapie telle qu'elle a été prescrite implique l'ingestion quotidienne de plusieurs pilules pendant de nombreuses années. Ces pilules provoquent souvent des effets secondaires et les résultats à long terme sont à l'heure actuelle insuffisamment connus. Persévérer n'est donc pas toujours facile, même si l'on est parfaitement motivé. Voilà pourquoi il est essentiel d'avoir une communication ouverte et honnête avec son médecin ou le consultant. Ces gens peuvent vous aider en cas de problèmes pratiques ou personnels qui pourraient perturber votre fidélité à la thérapie. Cette relation de confiance est la base même d'un bon suivi.

En déterminant le moment le plus opportun pour entamer une thérapie, il faut bien peser au cas par cas le pour et le contre, et prendre le temps d'aborder calmement tous les aspects du problème avec son médecin. Même si certaines raisons médicales urgentes nécessitent un traitement thérapeutique rapide.
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la réussite de la thérapie
Le succès d'une thérapie est déterminé par plusieurs facteurs, que vous maîtrisez ou non vous-même:
  • L'intensité du régime.
  • L'absorption suffisante de médicaments par le corps.
  • La fidélité à la thérapie.
Rester fidèle à la thérapie signifie: prendre correctement et aux heures indiquées la médication prescrite tout en respectant la posologie et les conseils diététiques. Des études ont prouvé que le manque de fidélité à la thérapie est de loin la cause la plus importante de son échec. Votre comportement détermine donc en large mesure les chances de réussite de votre thérapie. Voici quelques conseils qui peuvent vous aider à rester fidèle à votre thérapie:
  • Respectez le nombre prescrit d'ingestions quotidiennes.
  • Prenez chaque jour le nombre prescrit de pilules.
  • Respectez les prescriptions diététiques pour chaque médicament.
  • N'arrêtez jamais de votre propre initiative la prise d'un médicament.
  • Si vous prenez d'autres médicaments, même alternatifs, signalez-le toujours à votre médecin.
  • Le médecin ou consultant vous aidera à tenir tous ces aspects à l'oeil afin de contrôler si tout se passe bien pour vous. En cas de problème, délibérez toujours avec eux.
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la résistance
Pour se multiplier, le vih se copie, mais en commettant souvent des erreurs. Ces erreurs ou modifications s'appellent "mutations". Certaines de ces mutations réduisent (considérablement) l'impact qu'un médicament a sur le virus. Le virus muté devient alors "résistant". En cas de "résistance", le médicament n'est plus en mesure de bloquer la multiplication du vih. Celui-ci prolifère alors librement, même en présence de médication anti(rétro)virale.

Pour définir la résistance on peut établir le génotype de celle-ci. Cette technique permet d'établir un bilan précis des mutations. Si vous ne prenez pas de médicaments, les virus mutés sont souvent moins vigoureux que leurs originaux appelés virus "sauvages". Grâce à leur vivacité, ce sont ces virus "sauvages" qui envahissent le corps.

Lorsque vous prenez des médicaments anti(rétro)viraux, les choses prennent une autre tournure. Ces médicaments répriment en effet les virus "sauvages", mais n'empêchent pas la prolifération des virus résistants qui prennent à la longue le dessus.

Le but de la thérapie anti(rétro)virale est d'enrayer le plus possible la multiplication du vih. Ce qui ne réussit pas en présence de virus résistants. Dans pareil cas la thérapie échoue, votre système immunitaire subit de fortes pressions et le risque d'infections opportunistes augmente.

Pour éviter qu'une thérapie n'échoue, il est important de prendre des doses suffisantes de vos médicaments, car une concentration insuffisante de ceux-ci dans votre sang ne réprimera qu'en partie le virus "sauvage" et stimulera la sélection de virus résistants.

Vos possibilités de traitement ultérieur peuvent en outre diminuer à cause du phénomène de la résistance croisée. Dans pareil cas, le vih résiste non seulement à un produit d'une certaine catégorie, mais développe également une résistance contre un ou plusieurs autres médicaments de cette même catégorie, que vous n'avez éventuellement pas encore pris.

Votre vih peut aussi résister à des médicaments de catégories différentes. Ce cas de figure est appelé multirésistance. Votre vih peut alors par exemple résister à un ou plusieurs inhibiteurs de protéases, aux inhibiteurs nucléodsidiques et non nucléosidiques de la transcription inverse.

Pour éviter l'apparition de la résistance, les médecins prescrivent à l'heure actuelle une combinaison de médicaments. L'ingestion de ce "cocktail" d'inhibiteurs réprime plus efficacement le vih. Plus la thérapie anti(rétro)virale réduit les possibilités de multiplication du vih, moins vous risquez une sélection de virus résistants.
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les effets secondaires de la médication
La thérapie anti(rétro)virale peut provoquer, comme d'ailleurs tout autre médication, des effets secondaires désagréables. Ceux-ci sont en règle générale le plus prononcé au cours de la phase initiale, c'est-à-dire pendant les premières semaines. Ils peuvent néanmoins parfois perdurer ou n'apparaître qu'àprès un certain temps.

Les principales plaintes concernent la diarrhée, les nausées, les picotements dans les mains et les pieds, etc. D'autres plaintes plus spécifiques ont trait aux insomnies, aux cauchemars ou à des dermatoses. Les effets secondaires sont inévitables, mais diffèrent fortement selon les individus. Certaines personnes peuvent donc souffrir énormément d'effets secondaires liés à un médicament déterminé, alors que vous ne ressentiez rien de particulier. Ne vous laissez donc certainement pas décourager par les expériences des autres ou par une certaine littérature alarmiste.

Ne changez en aucun cas quoi que ce soit à votre cocktail de votre propre initiative! Vous ne feriez qu'augmenter le risque de résistance. Si certains effets secondaires devaient s'aggraver, ne disparaissaient pas ou étaient trop lourds à endurer, parlez-en à votre médecin. Il y a peut-être moyen de résoudre le problème ou d'adapter votre thérapie.
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Anonyme
Au début, ce n'était pas facile. J'ai tout essayé pour avaler ces médicaments. Il y avait également des effets secondaires, mais les résultats encourgeants m'ont incité à persévérer.
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adhérance
Rester jour après jour à 100% fidèle à sa thérapie est une sacré défi! Sans grande motivation, c'est très dur. Surtout si vous êtes encore jeune et pas vraiment malade. Voici quelques éléments qui peuvent favoriser l'infidélité:
  • Comme le vih reste un tabou, il n'est pas toujours évident de prendre ses médicaments de façon conséquente chez des amis, en société, dans des endroits publics ou au travail.
  • L'ingestion de médicaments peut à chaque fois vous confronter, vous et votre entourage, à votre infection par le vih et à l'image de 'maladie'.
  • Etre obligé de prendre des médicaments exige un bon planning en cas de weekend, de vacances, de soirées etc.
  • Les effets secondaires peuvent être très gênants et vous démotiver.
  • Le nombre de pilules, le schéma à suivre, leur taille et leur goût peuvent également constituer une barrière.
Beaucoup de vih+ parviennent néanmoins à surmonter ces éventuels obstacles, à rester fidèle à leur thérapie et à réserver dans leur vie une place pour la médication. Une bonne communication avec le médecin ou le consultant est une condition sine qua non pour surmonter d'éventuels problèmes de médication et établir le schéma thérapeutique réaliste optimal.

La technique peut d'ailleurs vous venir en aide. Beaucoup de gens atteints du vih programment ainsi leur portable afin qu'il émette un petit signal lorsque c'est le moment de prendre ses pilules. D'autres utilisent leur montre ou de petites boîtes à pilules équipées d'une alarme. Votre ordinateur peut lui aussi afficher un message en temps voulu.
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Anonyme
Plusieurs facteurs m'ont aidé et m'aident d'ailleurs toujours à rester fidèle à ma thérapie. Pour commencer, il y avait urgence: j'avais le sida. J'ai immédiatement admis la nécessité d'une médication et croyait fermement en son utilité. J'étais aussi dès le début conscient que la réussite de ma thérapie dépendrait en large mesure du fait que je prendrais ou non scrupuleusement les doses exactes aux heures prescrites. Je ne quitte jamais mon domicile avant d'avoir vérifié pendant combien de temps je pourrais m'absenter et sans me demander si je ne devrai pas prendre entre-temps mes médicaments. Au début, j'avais collé sur ma porte une feuille avec un grand point d'exclamation qui ne pouvait pas échapper à mon attention lorsque je sortais. Et s'il m'arrivait quand même exceptionnellement de ne pas avoir emporté mes médicaments, je rentrais le plus vite possible chez moi ou quittais dare-dare la salle de cinéma ou le restaurant où je me trouvais.

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Anonyme
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soutien pour améliorer l'adhérance
Il est important de prendre les médicaments aux heures prescrites, d'absorber en une fois toute la dose et de respecter les consignes diététiques. Ces trois facteurs forment ce qu'on appelle la fidélité à la thérapie. Les respecter permet de retarder et peut-être même d'empêcher l'apparition de virus résistants. La fidélité à la thérapie est donc capitale et décisive pour la réussite du traitement.

Rester à long terme fidèle à la thérapie n'est pas à la portée de tous. Les effets secondaires, l'ingestion des pilules, les difficultés que celle-ci pose, l'oubli... sont autant de facteurs qui peuvent influencer négativement votre fidélité à la thérapie. Un soutien convenable n'est donc pas un luxe superflu. Pour l'obtenir, adressez-vous au centre qui vous dispense les soins médicaux. La 'visibilité' de l'ingestion des médicaments peut, elle aussi, expliquer certaines infidélités à la thérapie. Si votre entourage a été informé de votre traitement, il vous sera beaucoup plus facile d'y rester fidèle. Ces gens peuvent même vous aider à prendre vos médicaments comme il faut. Malgré tout, vous risquez de vous retrouver encore souvent dans des situations où les gens ne savent rien de votre traitement. Et cela peut causer des problèmes pratiques.

L'essentiel, c'est de trouver un équilibre sain. Vous ne devez pas nécessairement effectuer à vous seul les choix concernant votre médication. Vous pouvez par exemple examiner avec votre partenaire, un parent ou la personne avec laquelle vous cohabitez dans quelle mesure ils/elles acceptent d'être impliqué(e)s dans les décisions à prendre. Si vous deviez à un certain moment changer de combinaison ou décidiez d'arrêter temporairement ou non votre médication, cette décision pourrait éventuellement déclencher des réactions tant émotionnelles que rationnelles. Etre impliqué ne signifie pas que d'autres vont prendre des décisions à votre place, mais qu'ils/elles pourront réfléchir avec vous aux avantages et désavantages de certaines options. Votre partenaire, parent ou cohabitant peuvent vous aider dans vos réflexions et vos décisions. Comme il/elle aura pris part à certaines décisions, il/elle sera plus facilement disposé(e) à vous apporter son soutien. Il peut en effet être important que cette personne sache pourquoi vous arrêtez votre traitement (p.e. prendre un peu de répit par rapport aux effets secondaires, parce que le médecin juge que c'est nécessaire pour des raisons médicales ou pour réduire la tension pscychologique...). Il arrive aussi qu'un parent ou un partenaire se fasse (exagérément) des soucis à votre sujet et n'arrête pas de vous dire que vous devez prendre vos médicaments. Si vous ressentez cette aide comme négative, voyez avec cette personne comment elle peut vous être d'un meilleur soutien.
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Greet, 23 ans
Au début, mon petit ami ne savait pas que j'avais le vih. Je n'osais pas le lui dire. Au fil des semaines, il devint de plus en plus difficile de lui cacher que je prenais des pilules. Je devais toujours chercher des excuses pour avaler les pilules en cachette dans les toilettes. Parfois je n'y arrivais pas et sautais une dose. Pour éviter tout cela, j'ai fini par le lui dire. J'ai rassemblé tout mon courage et lui ai tout avoué d'un seul trait. Pour lui, le choc a été dur, mais il a continué à me soutenir. Maintenant, je ne dois plus me cacher. C'est même souvent lui qui me rappelle que je dois prendre mes pilules.
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tuyaux d'adhérance
  • Si cela peut vous aider, informez votre partenaire, parent ou cohabitant de votre médication et du schéma de votre thérapie.
  • Veillez à ce qu'une petite partie des médicaments se trouve chez votre parent ou partenaire de sorte à ne pas tomber sans si vous décidez à l'improviste de passer la nuit chez lui/elle. Ayez toujours quelques doses sur vous.
  • Informez votre partenaire, parent ou cohabitant des décisions que vous avez prises en matière de médication. Parlez-leur de vos questions, craintes, frustrations, soucis et problèmes d'effets secondaires.
  • Discutez avec l'autre du rôle qu'il/elle peut jouer dans votre fidélité à la thérapie.
  • · Un réveil-pilule ou une montre avec alarme peut vous rappeler qu'il est l'heure de prendre vos inhibiteurs de vih. Il existe de petites boîtes à pilules équipées d'un système d'alarme intégré. Vous pouvez également utiliser votre portable. En Belgique, il y a même moyen de s'inscrire à un service qui vous envoie tous les jours un petit sms au moment où vous devez prendre vos pilules.
Pour d'autres infos et conseils voir: hivnet.org, (en néerlandais).
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améliorer la santé
Il y a différentes façons de se maintenir en forme ou d'améliorer sa santé. Dans les chapitres précédents, nous avons souligné l'importance de la thérapie. Voici quelques autres éléments qui peuvent profiter à votre condition physique.
  • Soyez à l'écoute des signaux émis par votre corps.
  • Respectez vos limites. En cas de fatigue, reposez-vous à temps.
  • Faites suffisamment d'exercices physiques.
  • · Cherchez des moyens qui vous permettent de gérer votre stress (musique, yoga, bain chaud, promenade...).
Il est essentiel de varier son alimentation et de la préparer de façon hygiénique. Certains suppléments alimentaires comme les minéraux et les vitamines peuvent avoir de l'utilité. Il existe aussi de petits livres consacrés à la nourriture dans certains pays étrangers.

Certains vih+ traitent les effets secondaires de leur médication par des méthodes alternatives ou complémentaires.
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méthodes alternatives
Les vitamines et les minéraux servent souvent de complément et de fortifiant à une thérapie anitivirale. Certaines personnes font appel à des thérapeutiques douces telles que l'homéopathie ou l'acuponcture. Le yoga ou le tai-chi peuvent, eux aussi, rendre des services.

Aucun traitement alternatif ou complémentaire n'est à l'heure actuelle en mesure de guérir les gens du vih. Ces palliatifs peuvent néanmoins soulager et faire disparaître certains effets secondaires de la médication (diarrhée ou problèmes de foie). Ils peuvent également avoir une utilité pour le traitement de plaintes fréquentes comme les dermatoses, la fatigue ou l'apathie. D'aucuns pensent que certaines thérapeutiques douces peuvent renforcer le système immunitaire, mais aucune preuve ne vient jusqu'à présent accréditer cette thèse.

D'autres alternatives, comme p.e. le millepertuis, peuvent être nocives quand elles sont combinées avec une thérapie anitirétrovirale. Elles influencent les effets des médicaments anti(rétro)viraux et provoquent des interactions. Le traitement anti(rétro)viral peut alors perdre de son efficacité et ne plus réprimer au maximum un virus qui pourrait ainsi devenir résistant. Dites donc toujours à votre médecin quels remèdes vous prenez.

Une version digitale de la brochure de 'Stichting Middelen' est mise à votre disposition sur le site de 'hiv Vereniging Nederland': méthodes alternatives, (en néerlandais).
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infections opportunistes
Les infections opportunistes sont des infections provoquées par des micro-organismes comme les bactéries, les mycoses, les virus, les parasites... Ceux-ci provoquent en règle générale des maladies plutôt bénignes quand le système immunitaire fonctionne normalement, mais peuvent engendrer des infections aigües, voire mortelles, lorsque le système immunitaire est sérieusement affaibli.

Ces infections opportinistes peuvent être traitées à l'aide de médicaments. Si votre système immunitaire est fortement diminué, le médecin peut prescrire préventivement des médicaments prophylactiques afin d'éviter d'éventuelles infections. Celles-ci pouvant être graves, prévenez votre médecin dès que vous reconnaissez certains symptômes inquiétants.

Grâce au traitement efficace par les multithérapies anti(rétro)virales actuelles, le système immunitaire de la plupart des personnes infectées par le vih n'est que rarement atteint au point de devenir réceptif aux infections opportunistes. Celles-ci sont donc, à l'heure actuelle, nettement moins fréquentes que par le passé. Voici néanmoins quelques exemples d'infections opportunistes:

  • PCP ou 'Pneumocystis Jiroveci Pneumonia': pneumonie aigüe.
  • Toxoplasmose cérébrale: maladie du système nerveux central.
  • Infections intestinales: infections dues e.a. au cytomégalovirus et shigella, qui peuvent provoquer des diarrhées (chroniques)
  • Candidose oesophagienne: infection mycosique dans la bouche et l'oesophage.
Ook bepaalde tumoren kunnen voorkomen bij aids:
  • Syndrome de Kaposi (SK): forme de prolifération des vaisseaux sanguins. Reconnaissable aux taches brunes ou violines informes sur la peau ou les organes internes.
  • Lymphome de la cellule B: affection maligne du système lymphatique.
  • Carcinome invasif du col de l'utérus: forme de cancer agressif du col de l'utérus.
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Anonyme
Je prends des médicaments depuis longtemps, mais n'ai heureusement jamais eu de véritables problèmes de santé. Pour éviter de contracter la PCP, je dois prendre chaque jour du Bactrim Forte ® parce que le taux de mes cellules T4 est trop faible. Cela fait donc chaque jour une pilule en plus, mais sans effets secondaires.
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Anonyme
Lorsque j'ai commencé à prendre mes médicaments, mon corps était couvert de taches dues au syndrome de Kaposi. Grâce à ma multithérapie actuelle, ces taches ont fini par disparaître et je me sens à nouveau beaucoup mieux dans ma peau. Ma thérapie m'a vraiment fait du bien.
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PPE
La PPE ou 'Prophylaxie Post-Exposition' est un traitement d'un mois pour une personne qui a été récemment exposée au vih. Il doit être entamé dans les plus brefs délais, si possible dans les 2 et de toute façon dans les 72 heures. Les pilules réduisent probablement le risque d'infection par le vih. La PPE peut produire des effets secondaires très aigus. Le médecin ne la prescrira donc pas suite à un simple rapport sexuel à risque, mais évaluera toujours soigneusement au préalable les risques encourus.
L'application de la PPE diffère selon les pays et dépend aussi de l'appréciation parfois très personnelle du médecin. On doit en effet se demander si le risque minime de contamination par le vih encouru lors de rapports sexuels non protégés est vraiment proportionnel aux conséquences funestes non négligeables de la PPE. S'il est par contre certain que l'un des deux partenaires impliqués dans les rapports sexuels est bel et bien atteint du vih, on a bien sûr plus de raisons de pratiquer la PPE (voir également "sexualité et relations").

Si vous êtes aux Pays-bas, contactez le "GGD" ou le centre de traitement du vih. S'il vous arrive un pépin dans la région flamande de la Belgique (préservatif qui s'est déchiré ou qui a glissé lors d'un rapport sexuel avec une personne atteinte par le vih), appelez le plus rapidement possible votre médecin ou les urgences. Prenez vos précautions et contactez avant d'en arriver là Sensoa ou la 'Hiv Vereniging Nederland' pour savoir où vous pouvez le cas échéant vous rendre en cas d'urgence.
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