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  pour et par des jeunes vivant avec le vih

 
 
sexualité et relations
Le vih ne doit en aucun cas entraver votre sexualité, même s'il changera probablement la place que celle-ci occupe dans votre vie. Si vous avez été infecté par le vih, vous pouvez par exemple perdre (temporairement) toute envie d'avoir des rapports sexuels. Le vih peut aussi avoir un impact sur vos relations actuelles ou futures. Certaines personnes éprouvent précisément un besoin intense d'intimité avec quelqu'un d'autre. Ces sentiments peuvent être très différents selon les individus.
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sexualité
Vous avez le vih, votre partenaire pas. Ou l'inverse: votre partenaire a le vih mais vous pas. Ces relations stables dans lesquelles l'un est atteint pas le vih, l'autre pas, sont désignées de façon un peu compliquée comme relations sérodiscordantes. Dans le cas d'un couple sérodiscordant, la peur de l'infection est souvent très présente. Le partenaire atteint peut craindre infecter son ami(e) et se sent d'avance coupable. Le partenaire sans vih peut quant à lui avoir peur d'être infecté. Cela crée inévitablement des tensions sur le plan de la sexualité. Vous pouvez toutefois gommer cette angoisse de l'infection en mettant les choses clairement au point. Si vous respectez vos accords, vous aurez déjà nettement moins de raisons d'avoir peur. Faisons le point.
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rapports sans risques
Le vih se transmet par le sang, donc également celui des menstruations, le sperme, le lait maternel et, dans une moindre mesure, le liquide séminal et vaginal. Bien que le virus soit également présent en doses minimes dans les autres liquides corporels comme les larmes, la salive et la transpiration, l'expérience nous apprend que l'infection ne peut avoir lieu que lorsque le sperme, le sang, le lait maternel ou le liquide vaginal infecté passe d'un corps à un autre corps.

Il y a des gestes sans risque comme s'embrasser, se carresser et se masturber, mais il y en a aussi qui sont risqués comme par exemple les contacts anaux ou vaginaux sans préservatif. Celui-ci ne protège d'ailleurs pas uniquement contre le vih, mais vous évite aussi de contracter bon nombre d'autres infections ou d'IST telles que la chlamydia, la syphilis, la gonorrhée, les verrues génitales et anales. Des gencives qui saignent, des aphtes et petits ulcères dus à une IST buccale augmentent le risque d'infection par le vih. Des lésions de la peau ou des muqueuses de la bouche, du pénis, du vagin ou de l'anus, ou la présence d'autres IST font elles aussi croître le risque de contamination. Toute charge virale (viral load) élevée constitue un risque supplémentaire.

Evitez donc, en cas de contact oral, que du sperme, du liquide vaginal ou du sang (menstruel) ne pénètre dans votre bouche. Pour ne vraiment courir aucun risque en cas de contact oral, les médecins conseillent toujours l'utilisation d'un préservatif ou d'une digue dentaire. Il existe des préservatifs fiables aromatisés à la fraise, au chocolat, au champagne... En cas de masturbation, il vaut également mieux éviter que le sperme, le liquide vaginal ou le sang contaminés n'entrent en contact avec les muqueuses (bouche, yeux, gland, vagin et anus) de la personne non infectée.

Certaines incertitudes scientifiques et la difficulté d'évaluer ces circonstances et facteurs peuvent réduire la fiabilité des rapports sans risques. Nous parlons dans pareil cas de zones grises. L'emploi correct d'un préservatif et d'une digue dentaire offre une protection suffisante. Définissez avec votre partenaire vos limites réciproques et votre attitude par rapport à celles-ci.

Si un problème devait se poser malgré toutes vos précautions (p.e. un préservatif qui se déchire), vous pouvez contacter un centre de traitement du vih ou l'ARC afin d'envisager une PEP (post exposure profylaxis) pour votre partenaire. La PEP consiste à suivre pendant quelques semaines une thérapie antivirale afin de prévenir une infection par le vih (voir également 'informations médicales et santé'). Vérifiez également avec votre médecin quelles méthodes il y a pour vous vacciner contre l'hépatite.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les relations, la sexualité et la responsabilité en la matière, lisez le point de vue de Sensoa en consultant le site: sensoa.be, (en néerlandais).
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Anonyme
Mon amie et moi ne voulons courir aucun risque. Je sais qu'elle est atteinte du vih, mais cela ne pose aucun problème si l'on prend les précautions nécessaires. Si nous devions plus tard envisager d'avoir des enfants, il faudra bien sûr réétudier le problème.
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ist
SLes ist et le vih forment un duo redoutable. Si vous êtes infecté par le vih, le risque de contracter une ist augmente considérablement à cause de la diminution de votre résistance. C'est pour cette même raison que les personnes atteintes du vih guérissent aussi moins facilement d'une ist (voir aussi 'Qu'est-ce que le vih - le vih en combinaison avec une autre ist'). Si vous avez le vih, le risque de transmission à une autre personne augmente lorsque vous souffrez en plus d'une ist, votre charge virale (viral load) étant alors plus élevée. Les ist provoquent des lésions minuscules dans les muqueuses du pénis, du vagin, de la bouche et/ou de l'anus. C'est via ces lésions qu'on peut être infecté ou infecter quelqu'un d'autre. Une ist est souvent accompagnée d'autres ist. Lorsque le médecin vous fera subir un test d'ist, il contrôlera souvent en même temps la présence ou l'absence d'autres ist. Les ist ne se contractent en fait que lorsqu'il y a eu un des contacts suivants:
  • contact entre deux muqueuses
  • contact entre une muqueuse et le liquide vaginal, le sang menstruel, le sperme ou le liquide séminal
Concrètement, cela signifie que les contacts sexuels suivants comportent un risque de transmission d'une ist (lorsque l'un des deux partenaires est atteint d'une ist):
  • Sexe vaginal:
    Transmission d'ist possible d'homme à femme, mais aussi de femme à homme. Des virus et des bactéries provenant du liquide vaginal ou du sang menstruel peuvent pénétrer à l'intérieur du pénis via la muqueuse du gland. Des virus et des bactéries provenant du sperme et du liquide séminal peuvent pénétrer dans le sang de la femme via la muqueuse du vagin ou du col de l'utérus et lui transmettre ainsi l'infection.
  • Sexe anal:
    Le sexe anal peut provoquer de minuscules crevasses dans la paroi de l'anus et du rectum qui augmentent le risque d'infection par le vih ou une ist pour le récepteur "passif" aussi bien que pour le pénétrant "actif". Le rectum semble d'ailleurs être particulièrement sensible au virus.
    Des virus et des bactéries provenant du sperme et du liquide séminal pénètrent facilement via ces crevasses dans le circuit sanguin du partenaire "passif".
    Le partenaire "actif" court également des risques en cas de contact anal. Des virus et des bactéries provenant du liquide et du sang anal peuvent en effet prénétrer dans le corps via la muqueuse du gland. C'est cette technique sexuelle qui est à l'origine de la prolifération du virus au sein de la communauté homosexuelle.
  • Sexe oral:
    Des ist comme l'herpès, la syphilis, la gonorrhée et les verrues génitales peuvent se transmettre facilement lorsqu'on pratique le sexe oral avec un partenaire contaminé. Si vous avez une ist, il est donc important que vous la fassiez traiter dans les plus brefs délais et que vous vous absteniez en attendant de sucer ou de lécher votre partenaire.
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préservatifs
Choix
Utilisez toujours des préservatifs de bonne qualité. On les reconnaît au label CE (norme de qualité européenne) sur l'emballage.

Achat
Les préservatifs de bonne qualité sont en vente dans toutes les pharmacies et dans presque toutes les drogueries et supermarchés. Vous pouvez également vous les procurer dans The Body Shop ou en les commandant via des sociétés de vente par correspondance ou internet.

Conservation
Il faut conserver les préservatifs à température d'appartement. Dans un portefeuille, ils ne se conservent que quelques semaines, car leur emballage peut être endommagé par les frottements. Un préservatif apparemment en parfait état se dessèche dès que son emballage se détériore.

Utilisation
Vérifiez tout d'abord la date de péremption. N'endommagez pas le préservatif en le retirant de son emballage. Attention aux ongles, aux dents ou aux autres objets pointus! Lorsque votre pénis est en érection, pressez d'abord le sommet (la petite pointe) du préservatif entre votre pouce et votre index pour en évacuer l'air. Ce petit réservoir sert à recueillir le sperme lorsque vous éjaculez et réduit le risque que le préservatif ne se déchire. En cas de contact anal, utilisez toujours assez de lubrifiant à base de silicones ou d'eau. Vous trouverez généralement des lubrifiants de ce type dans les endroits où l'on vend des préservatifs. Si votre pénis ramollit, retirez-le en maintenant bien le préservatif en place. Sinon, il risque de glisser ou de laisser échapper du sperme. Règle à respecter avec tous les préservatifs: à n'utiliser que pour un seul acte sexuel. N'utilisez jamais deux préservatifs superposés: ils se déchirent plus facilement à cause du frottement.

Lubrifiant
Utilisez uniquement des lubrifiants à base d'eau ou de silicones: l'huile et la graisse attaquent le préservatif et le rendent poreux. Méfiez-vous donc de la vaseline, des lotions corporelles, des huiles solaires, des huiles de massage, du beurre, de la crème fraîche et du yaourt. Lubrifiants à base aqueuse: Wet stuff, KY-jelly, Sensilube, Hot Rubber Lubricant et Durex Lubricating Jelly. Lubrifiants à base de silicones: Erotikum, slim et Eros.
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relations
En étant vih+, vous avez peut-être le sentiment qu'il est difficile, voire impossible, d'avoir encore une relation ou des rapports sexuels. Or la personne que vous étiez avant le diagnostic est restée la même après que le mal a été décelé. Votre vie, et donc également votre vie relationnelle, ne doit pas s'arrêter à cause du vih. Le fait d'être positif rendra bien sûr certaines choses un peu plus difficiles. Comment et quand révélerez-vous par exemple que vous avez le vih? Pouvez-vous établir une nouvelle reslation avec quelqu'un qui est négatif? Ou vaut-il mieux que vous cherchiez à rencontrer des gens qui partagent votre sort? Qu'est-ce qui comporte ou non des risques? Et le sexe dans tout cela?

Le vih modifiera vos relations émotionnelles et sexuelles, mais cela ne signifie pas que celles-ci deviennent impossibles. Les relations et le sexe font partie de la vie. Le vih ne fait pas disparaître le besoin d'intimité, d'amour, de sexe et de relations avec les autres.

Le vih a un impact considérable sur une relation. Le diagnostic peut soudainement provoquer un sentiment de colère et de déception sexuelle, engendrer une sensation d'avoir été trompé, de dépendre dorénavant des autres, d'être malade ou très vulnérable. Vous vous poserez sans nul doute des questions du genre: mon partenaire est-il également infecté? Pouvons-nous encore avoir des enfants ou en éduquer (voir 'désir d'avoir des enfants')? Puis-je avoir une relation sans qu'elle soit lourdement perturbée par le vih? Puis-je encore simplement flirter? Est-il possible d'avoir une relation avec quelqu'un qui n'est pas atteint par le vih?
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Anonyme
En ce moment, je n'ai pas de relation et je me rends compte qu'il m'est de plus en plus difficile d'être ouvert envers les autres. Je crée une distance, dresse une sorte de mur entre eux et moi. Cela est contradictoire: j'ai d'une part vraiment besoin d'affection et d'une relation, mais rends d'autre part tout contact avec les autres problématique.
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le partenaire
Certains vih+ n'ont dans un premier temps pas du tout envie d'une relation stable. Il leur faut du temps pour intégrer le vih dans leur vie. Le besoin d'un partenaire réapparaît néanmoins tôt ou tard. Or, ce partenaire a probablement lui aussi besoin de temps pour digérer la situation. Parlez suffisamment du vih et des sentiments que cette infection provoque chez vous et votre partenaire. Discutez et négociez vos rapports sexuels: qu'est-ce qui ne comporte pas de risque tout en étant agréable, qu'est-ce qui est dorénavant exclu? Comment pouvez-vous procurer du plaisir à l'autre sans courir de risque? Exprimez vos sentiments. Soyez attentif à l'autre, respectez ses angoisses et ses limites sans pour autant perdre de vue les plaisirs et les jouissances que vous pouvez lui procurer.

N'oubliez pas non plus que plus vous attendez à révéler à votre partenaire que vous avez le vih, plus cet aveu devient difficile. Le lien émotionnel se renforce, la crainte de perdre votre petit(e) ami(e) augmente. En remettant toujours la chose à plus tard, votre partenaire pourrait se sentir trahi et se demander pourquoi vous ne lui avez pas dit la vérité tout de suite. D'aucuns hésitent probablement aussi à aborder immédiatement le problème avec un éventuel nouveau partenaire de crainte d'effrayer celui-ci. A vous donc de décider du moment le plus opportun.

Certains vih+ préfèrent informer d'emblée tout nouveau partenaire. Ils considèrent que c'est la solution la plus honnête, qui évite également des problèmes ultérieurs. D'autres jugent que ce n'est pas nécessaire et optent p.e. pour un aveu sélectif: on en parle avec un partenaire de durée plus ou moins longue mais pas en cas de 'one-night stand'. Si vous ne savez vraiment pas quoi faire, adressez-vous à quelqu'un en qui vous avez confiance: un compagnon d'infortune, votre médecin, votre consultant, un psychologue ou votre meilleur(e) ami(e).
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Penny, 28 ans
Je suis atteinte du vih depuis 7 ans et ai pu constater au cours de cette période qu'établir une relation n'est vraiment pas chose évidente, puisqu' il faut quand même tôt ou tard en parler. Le plus difficile, c'est de trouver le moment opportun pour le faire. Faut-il aborder le sujet dès le début ou laisser faire le temps pour permettre à votre partenaire de découvrir l'être que vous êtes réellement et éviter qu'il vous considère d'emblée comme la fille qui est atteinte du vih?

Ma devise est de le raconter le plus tôt possible, parce que je sais alors au moins à quoi m'en tenir. Si l'autre donne à ce moment-là l'impression de vouloir me laisser tomber, je me dis que son attitude en dit plus long sur lui que sur moi-même! C'est d'ailleurs aussi une façon de me protéger moi-même. Je ne veux en effet pas courir le risque de tomber vraiment amoureuse d'une personne et de sombrer dans le désepoir si elle m'abandonne au moment où je lui révèle mon infection. Je préfère donc parler de mon problème en début de toute éventuelle nouvelle relation!

Ce qui me dégoûte, c'est que les hommes que je rencontre et avec qui je n'ai généralement pas la moindre aventure n'expliquent jamais honnêtement la raison profonde qui les retient d'avoir une relation avec moi. Je préfère que les gens me disent carrément qu'ils ne veulent pas avoir affaire au vih. Il y en a probablement aussi qui ne me demandent rien au sujet de mon vih de peur de me blesser, alors que je ne demande en fait pas mieux que de sentir qu'ils s'intéressent à ce problème et qu'ils me posent des questions.

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femme d'origine africaine, 19 ans
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révéler l'infection
Il n'y a pas de moment idéal pour révéler qu'on a le vih. Si vous en parlez ouvertement de but en blanc, votre partenaire décrochera peut-être immédiatement. Si vous remettez par contre la confidence à plus tard, il risque de se sentir trompé. Cacher le problème quand on vit une relation durable devient à la longue impossible. Souvent à cause de la médication qu'on doit prendre à intervalles réguliers. Il se pourrait aussi que votre partenaire veuille après un certain temps abandonner l'emploi de préservatifs.

Comment, quand et à qui en parler est un choix qui dépend uniquement de vous. Sur le plan légal, il n'y a aucune obligation de révéler sont statut hiv à son partenaire. Le fait de vous taire ne vous empêche d'ailleurs pas d'avoir des rapports sexuels sans risque. N'oubliez toutefois pas que plus vous remettez l'aveu à plus tard, plus il devient difficile. Le lien émotionnel se renforce, la crainte de perdre l'autre augmente et votre partenaire pourrait se sentir trahi et se demander pourquoi vous n'avez pas été honnête, pourquoi vous n'avez pas eu confiance en lui.

DIl est impossible de prédire la réaction de votre partenaire. Il ou elle peut prendre peur, avoir besoin de temps pour s'habituer à la situation, redouter d'être lui/elle aussi infecté(e) par le virus, avoir des préjugés, souhaiter rompre... Mais il ou elle peut tout aussi bien faire preuve d'amour et de compréhension et s'enquérir de vos sentiments. Si vous ne parvenez pas à vous en sortir à vous deux, adressez-vous à un expert: un compagnon d'infortune, votre médecin, votre consultant, un psychologue ou votre meilleur(e) ami(e) (voir également 'quand et comment le révéler').
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David, 23 ans
Avant de rencontrer M., j''en ai parlé à une fille dont j'avais fait la connaissance. Nous nous entendions très bien, mais quand je lui ai dit que j'avais le vih, elle a été terriblement choquée.

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sujets
explications concernant le vih
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