le boulot et les études
En 2003, mon employeur de l'époque n'a pas prolongé mon contrat de travail. Comme les catastrophes s'étaient cette année-là accumulées, j'ai répondu que puisque j'avais quand même déjà le vih, mon licenciement ne me touchait pas outre mesure.
J'ai eu peur que la chose aurait été mal prise, mais lorsque je retourne sur place, les réactions sont bonnes et les gens me demandent même comment je vais.
Six mois après mon licenciement, j'ai trouvé du travail dans une entreprise de pompes funèbres et ai appris petit à petit ce que mes collègues pensaient du vih et du sida. Lorsqu'une personne était décédée des causes du sida, c'était inscrit en grosses lettres rouges sur son dossier.
Je trouvais cela plutôt bizarre, car quand le décès était dû à une autre maladie, celle-ci n'était mentionnée nulle part... Mes collègues se méfiaient apparemment des gens qui étaient morts du sida et en avaient même très peur. Compte tenu de leur attitude, je n'ai évidemment rien dit de mon vih.
Là où je travaille en ce moment, les gens ne savent de rien et je n'ai provisoirement pas l'intention de révéler quoi que ce soit. Je préfère qu'on me considère comme un collègue en bonne santé plutôt que de courir le risque qu'on parle de moi comme du pauvre type qui a le vih.
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